11/02/2007

LA BELLE OUBLIANCE

LA BELLE OUBLIANCE  Roman  © Chloé des Lys (2007)

 

 

 

BO Blg 300

 

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PRÉSENTATION DE LA BELLE OUBLIANCE

 Aux sources du Tech : Flore rencontre une jeune amnésique errant sur les berges du Tech. Elle lui donne le doux prénom de Marie et l’accueille chez elle comme un présent du Ciel, enfin comblée dans son besoin de maternité jusque-là insatisfait. Mais la beauté de la jeune fille fait tourner les têtes, exacerbe les passions et déclenche le drame...

Le mystère Cachou : Sa toute première enquête mène le jeune détective privé Christophe Sénéchal sur la piste d'un immonde collaborateur de la Seconde Guerre mondiale, totalement persuadé d'être parvenu à échapper à l'épuration qui a accompagné la victoire des Alliés et fait basculer le destin de ce dernier...

La zone interdite : L'exode chaotique en mai-juin 1940 des Belges et des Français du Nord, fuyant les armées allemandes en tâchant désespérément d'échapper aux bombardements aveugles des Heinkel et autres Stukas, et resté à jamais gravé dans nos mémoires sous le nom d'évacuation, est l'horrible décor d'un double crime sordide...

La Confession de la Dame en Bleu : La visite inattendue d'une dame âgée, riche et élégante, au débonnaire père Amaury, le vieux prêtre de La Prade, en révélant un douloureux secret enfoui depuis des lustres, va enfin satisfaire la curiosité des habitants de cette petite station thermale ; mais pourra-t-elle également apaiser l'âme en peine de cette énigmatique Dame en Bleu ?...

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COMMENTAIRES DES LECTEURS

 

De Rex Rapidorum :

Comme l’aurait dit mon grand-père, c’est une sombre histoire…
Et contrairement aux apparences, les sombres histoires sont souvent très éclairantes. Surtout si, comme le mérite celle-ci, elles sont adaptées pour les salles obscures.

Cette sombre histoire voit le jour à une période noire de l’Histoire. Elle raconte l’obscur destin d’une femme dont la mémoire s’éteint à l’aurore de sa vie. Elle raconte l’obscur dessein d’une femme dont la mémoire se rallume : c’est le crépuscule d’une autre vie…

Grâce à un scénario original et bien charpenté, l’auteur nous plonge avec habileté dans une inattendue et palpitante intrigue romanesque. Le style clair et précis offre au lecteur un confort très appréciable. J’ai passé un tout bon moment de lecture.

 

Rex Rapidorum, le 11-04-2007

 

 

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De Bob Boutique, libraire à Bruxelles :

 

Lorsqu’on ouvre ce livre au titre étrange (si, si, ça existe l’oubliance, j’ai vérifié au dico) et dont la première page montre deux stukas en formation de combat, on s’attend à vivre une histoire de la dernière guerre mondiale, avec des pilotes perdus derrière les lignes allemandes etc… En fait, ce sont quatre nouvelles que nous offre Christian Van Moer, qui toutes ont un rapport immédiat avec cette période agitée, mais rien à voir avec les militaires… c’est de civils qu’il est question et tout le monde sait qu’en temps de guerre, les civils trinquent souvent plus que les gens en uniforme. La première histoire se déroule en zone libre, au bord des Pyrénées, dans un petit village où les familles s’épient derrière leurs rideaux et où le meilleur frôle le pire. La deuxième dans le Nord de la France, où il n’est pas toujours facile de savoir qui est qui et qui est un vrai ou un faux résistant. La troisième (sans doute la plus dure et réaliste) se passe en plein exode de mai 40, lorsque les routes de France sont envahies de colonnes de civils fuyant la guerre, pendant que les stukas les survolent et les mitraillent en rase-motte ! La quatrième nous ramène dans les Pyrénées… Et là, on se rend soudain compte, avec étonnement, amusement et plaisir, que ces quatre récits sont liés et ne forment en fait qu’une seule et même trame. Je vous laisse découvrir. Une jolie pirouette ! N’attendez pas de ‘morale’ à la fin de ces histoires, où tragique et comique se côtoient. Le bon ne gagne pas toujours et bien des méchants en réchappent. Comme dans la vie. Rien n’a changé. Comme si on visionnait un film de Renoir ou de Pagnol avec des dialogues policés (je vous saurai gré de bien vouloir…) et des expressions un peu surannées. Chaque nouvelle est distillée sans temps mort, dans une langue classique et riche (dictionnaire sous le coude) qui rappelle que l’auteur est un ancien prof de français qui sait construire une phrase avec sujet, verbe, compléments etc… Rien à redire. Une époque révolue certes, mais contée et décrite par quelqu’un qui la connaît et semble même y avoir vécu. D’où l’intérêt. Un bon petit bouquin, une belle mise en page (ce qui n’est pas toujours le cas ?), un style élégant, pas mal d'imagination, une heure de lecture très agréable... Ah! oui, j'oubliais. C'est paru chez Chloé des Lys !... 

Boutique Bob in Les coups de cœur du forum Chloé des Lys  02/06/2007                     http://www.bandbsa.be/contes.htm

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D' Edmée De Xhavée, qui nous vient des USA !

J'ai lu ce livre deux fois, une fois à sa réception, en cavalant comme une bête pour savoir la fin ! Et bien entendu ce faisant j'ai loupé l'écriture en soi, ou presque. Aussi je voulais le relire pour enfin le savourer comme il faut !

La première partie est bucolique, ah pour qui a vu les Pyrénées on s'y retrouve, ( j'ai fait les Pyrénées orientales à pied et en stop il y a... bon, quand on pouvait encore faire du stop, quoi ! ), et c'est plein de la saveur du village, avec ses disputes, ses commères, ses braves gens, le soleil et le bon vin ! La troisième partie, comme le dit Bob, est bel et bien la plus dure, celle qui "fait de la peine", écrite avec un réalisme sobre mais qui percute.

Et bien entendu, ce n'est pas une surprise, Christian joue avec les mots, les belles phrases et les références savantes comme quelqu'un qui a bien réussi son grec et son latin ! Il y a une poésie discrète et constante qui va d'un chapitre à l'autre.

Quant à l'histoire, elle est excellente !

Edmée

in Les coups de coeur du forum Chloé des Lys         21 mars 2008

http://edmee.de.xhavee.over-blog.com

 

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De Dominique Leruth

Professeur de français retraité, Christian Van Moer n'en est certes pas à son coup d'essai. Pas moins de quatre livres déjà publiés à son actif. Et le moins qu'on puisse dire est qu'il possède une plume d'une rare finesse.

Construit de manière assez originale, ce roman en quatre parties nous ramène à cette période trouble de la seconde guerre mondiale. Quatre destins construits comme quatre nouvelles de prime abord sans liens directs qui se croisent pour se rejoindre au final.

D'une rare violence induite et sous-jacnte.

Dominique Leruth : http://cre-art-ure.over-blog.com  26 janvier 2009

 

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De Martine Dillies-Snaet :

J’ai lu La belle oubliance  de Christian Van Moer

Editions Chloé des Lys

« La belle oubliance » : musique de valse, valse des mots. J’aime le titre tout en délicatesse à l’image de son auteur car je reste persuadée que dans tout titre, de par le choix des mots, se cache non seulement l’œuvre mais l’auteur.

Une conclusion que je note dès l’entrée en matière : non seulement aucun d’entre nous ne devrait hésiter à se procurer le livre, mais chaque professeur de français (élèves de 14 à 18 ans) devrait demander à ses élèves de le commander car il fait réellement partie de ceux qui peuvent et doivent être lus en Humanités. Et pour l’étudiant, et pour le professeur, il ne peut déboucher que sur des échanges remplis de plaisir ! Cela est inestimable.

Avant tout aussi, au bas de chaque page où commence un chapitre : quelques vers à-li-re-ab-so-lu-ment ! Peut-être ces quelques vers seront-ils davantage pour les classiques et les littéraires, mais ils rouleront au fond de vos entrailles. Je m’en suis délectée […]

Aux sources du Tech. Dans la palette des vins, c’est dans les méandres tantôt d’un Bordeaux, tantôt d’un Bourgogne et tantôt encore dans les sillons sucrés d’un Sauterne que la langue de Christian vous emmène. Jamais dans les vins secs et rocailleux.

La saveur du tout en langue. Je « clac » la mienne. Un nectar.

Son écriture est d’une finesse et d’une richesse de haut vol. J’ai lu doucement l’histoire de Christian Van Moer, je ne l’ai pas avalée et je n’en ai  pas éprouvé l’envie ; elle se déguste et roule sur les papilles. Philologue roman, sa culture nous instruit sans jamais nous enliser. A l’écriture, les dieux doivent certainement s’éveiller, descendre de leur Olympe et prendre part aux agapes terrestres organisées par l’auteur.

Bacchus n’est pas invité. Ici, tout est délicatesse et fine culture.

 

Voilà mes premières impressions quant au style et à la forme. Tâchez donc d’écrire des phrases de six lignes et de vous rendre compte que pas un mot n’est de trop ! Elles sont des mini-symphonies. Je me surprends à les relire et à me dire « Et où as-tu mis le point précédent, diable de bonhomme ! ». Eh bien, il est loin…

 

L’histoire dans tout cela ? Eh bien, elle est prenante, captivante et je n’ai pas déposé le livre tant que je n’ai pas rencontré le point final. Par contre, j’attendais une autre fin. Elle fait partie de celles qui me donnent envie d’étrangler l’auteur. Je n’en dis pas davantage.

Le mystère Cachou. Je dois me flanquer une paire de claques pour me rappeler à l’ordre : une histoire ou un chapitre, dans un livre peut être complètement différent(e) du (de la) précédent(e) et il ne faut surtout pas rechercher l’ambiance de l’un(e) dans le (la) suivant(e). On se nettoie les méninges, bref, on nettoie les vitres et on recommence !

Ce second récit me plonge à la fois dans les aquarelles et les comic’s. La ligne est épurée et l’on retrouve le climat de guerre et d’après-guerre dont elle est le cadre. Encore une fois, l’histoire se lit jusqu’au bout et ne donne jamais envie d’être interrompue. Intéressant également, la géographie et l’histoire de la région de Tournai, toutes deux délicatement distillées. Intéressantes aussi les questions que mon mari (qui m’a piqué le bouquin) et moi-même nous nous posons.

 

La zone interdite. Waaah ! Telle la louve nourrissant Remus et Romulus pour la naissance de Rome, Christian  nourrit ici l’Histoire et l’histoire de son livre ! Bravo l’imagination !

Si j’étais un homme, je donnerais un coup de poing sur la table et de ma bouche sortirait le fameux juron « Nom de d…. ! » No comprendo ? Tant pis.

Confession de la dame en bleu :

[Zut ! Mon mari m’a piqué mon Van Moer, je devrai attendre pour cette confession…]

Mais que faites-vous encore à me lire ? Filez chercher le livre de Christian Van Moer, je vous jure que vous ne regretterez pas !

 

Quant au titre, l’auteur, vraiment,  ne pouvait pas en prendre un autre ou bien alors il aurait fallu en trouver un qui offrait la même sonorité.

Allez, Christian, prends ton stradivarius et joue. Joue, Christian, joue ! Tandis que je me délecte encore de la lecture de « La belle oubliance ».

 

Martine Dillies-Snaet

 

Le 13/02/2009

in Les coups de cœur du forum de Chloé des Lys

blog :  http://users.skynet.be/TheDillies/

 

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15:19 Écrit par CVM | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |